Le monde du code est rempli de chemins détournés. Pour ma part, tout a commencé par une immersion intense de deux ans : la Prep’ETNA.
Le choc de la Prep’ETNA
L’ETNA a été mon premier vrai contact avec le C et la logique pure. J’y ai appris la rigueur, les nuits blanches et surtout : ne jamais lâcher. J’ai validé mes deux ans, fier du travail accompli.
Pourtant, la réalité du marché m’a rattrapé : malgré la réussite technique, je n’ai pas trouvé l’alternance nécessaire pour continuer le cursus. Ce n’était pas un manque de compétence, mais un mur administratif et de réseau qui bloquait mon horizon.
Le détour par la Start-up
Au lieu de stagner, j’ai plongé dans l’univers des start-ups. Une expérience formatrice, mais qui a agi comme un miroir : pour atteindre le niveau d’excellence que je visais, je devais consolider mes bases de manière radicale.
Le saut vers 42 : Repartir de zéro
Fin 2018, j’ai pris une décision difficile : tout recommencer.
Entrer à 42 après deux ans de Prep’ETNA, c’était accepter d’effacer l’ardoise. C’était un pari risqué. J’avais peur d’échouer au même endroit, de me retrouver à nouveau face à une impasse après avoir investi tant d’énergie. Repasser par une “Piscine”, subir à nouveau la pression de la sélection sans aucune garantie de succès, c’était mettre mon ego et mon parcours de côté.
Ce que j’ai découvert (2018 - 2023)
En acceptant de redevenir un débutant, j’ai découvert une profondeur que je n’aurais jamais soupçonnée :
- L’autonomie totale : Personne pour te dire de coder. Soit tu avances, soit tu stagnes.
- Le Peer-learning : Tes voisins de table deviennent tes meilleurs mentors. On apprend autant en expliquant qu’en écoutant.
- La culture de l’échec : À 42, on apprend que l’échec n’est pas une fin, mais une étape nécessaire de l’algorithme.
Pourquoi ce changement ?
Passer de l’ETNA à 42, c’est passer d’un système structuré à un écosystème organique. L’ETNA m’a donné les bases, mais 42 m’a appris à devenir un “problem solver” autonome. L’absence d’alternance à l’époque n’était pas un échec, mais le signal qu’il fallait changer de méthode.
Aujourd’hui, après avoir terminé ce cursus en 2023 et avec mon passage aux JO, je réalise que ma plus grande force n’est pas seulement le code : c’est la capacité à tout remettre en question pour mieux rebondir.