Le monde du code est rempli de chemins détournés. Pour ma part, tout a commencé par une claque monumentale : mon premier passage par l’école 42 en 2013.

La première chute (2013)

Lorsque 42 a ouvert ses portes, je me suis lancé dans l’aventure de la première Piscine. Un mois d’immersion totale dans le C et le Shell, sans repères. Bilan : piscine non validée. L’échec a été brutal, mais il a révélé une évidence : je voulais coder, et il me fallait acquérir les bases fondamentales par un autre moyen pour ne pas en rester là.

Le détour par la Prep’ETNA

C’est cet échec qui m’a conduit à intégrer la Prep’ETNA. L’ETNA a été mon premier vrai terrain de reconstruction avec le C et la logique pure. J’y ai appris la rigueur, les nuits blanches et surtout : ne jamais lâcher. J’ai validé mes deux ans, fier du travail accompli et des compétences acquises.

Pourtant, la réalité du marché m’a rattrapé : malgré la réussite technique, je n’ai pas trouvé l’alternance nécessaire pour continuer le cursus. Ce n’était pas un manque de compétence, mais un mur administratif et de réseau qui bloquait mon horizon.

L’expérience Start-up

Au lieu de stagner, j’ai plongé dans l’univers des start-ups. Une expérience formatrice, mais qui a agi comme un miroir : pour atteindre le niveau d’excellence que je visais, je devais consolider mes bases de manière radicale.

Le retour vers 42 : Exorciser l’échec (2018)

Fin 2018, j’ai pris une décision difficile : tout recommencer et retourner là où tout avait commencé.

Entrer à 42 après deux ans de Prep’ETNA et une expérience pro, c’était accepter d’effacer l’ardoise. C’était un pari risqué. J’avais la peur tenace de revivre le scénario de 2013 : échouer à nouveau au même endroit, investir une énergie folle pour me retrouver dans une impasse. Repasser par une Piscine, subir à nouveau la pression de la sélection en mettant mon ego de côté, a été le plus grand défi de mon parcours.

Cette fois-ci, la maturité et les bases acquises entre-temps ont fait la différence : Piscine validée.

Ce que j’ai découvert (2018 - 2023)

En acceptant de redevenir un débutant pour mon second passage à 42, j’ai découvert une profondeur d’apprentissage inédite :

  • L’autonomie totale : Personne pour te dire de coder. Soit tu advances, soit tu stagnes.
  • Le Peer-learning : Tes voisins de table deviennent tes meilleurs mentors. On apprend autant en expliquant qu’en échantillonnant la logique des autres.
  • La culture de l’échec : À 42, on intègre que l’échec n’est pas une fin, mais une étape nécessaire de l’algorithme d’apprentissage.

Pourquoi ce cheminement ?

Passer d’un échec initial en 2013 à la Prep’ETNA, puis revenir fermer la boucle à 42, m’a transformé. L’ETNA m’a structuré quand j’en avais besoin, et 42 m’a appris à devenir un problem solver totalement autonome. Avec le recul, je me dis souvent que j’ai simplement transformé la Prep’ETNA en ma propre Prep’42.

Aujourd’hui, après avoir terminé ce cursus en 2023 et fort de mes projets récents, je réalise que ma plus grande force n’est pas seulement d’aligner des lignes de code : c’est la capacité à tout remettre en question, à accepter la chute et à transformer un échec en levier pour mieux rebondir.