Après des années à jongler entre le C, le Golang et les défis de l’École 42, mon passage à la Banque de France a marqué un tournant inattendu dans mon parcours. Moi qui pensais “input/output” et lignes de code, je me suis retrouvé plongé dans une mission 100% organisationnelle : l’Agilité.

La parenthèse inattendue : L’Agilité sans code

C’est l’étape qui surprend souvent sur mon CV. Avant de revenir au développement pur, j’ai rejoint l’équipe Agile avec une mission claire : mettre en place une plateforme pour promouvoir les méthodologies agiles au sein de la Banque.

Le challenge ? Aucun script, aucune database. Mon quotidien consistait à étudier les flux, les rituels (Scrum, Kanban) et à aider une institution historique à transformer sa manière de travailler.

Pour un développeur, c’est une expérience déstabilisante mais ultra-formatrice :

  • Comprendre le “pourquoi” avant le “comment” : Voir l’impact de l’organisation sur la réussite technique.
  • L’humain avant le clavier : Comprendre que le blocage d’un projet est souvent organisationnel avant d’être technique.

Le retour aux sources : Python et le Speech-to-Text

Après avoir bien “digéré” ces principes agiles, j’ai repris ma casquette de Full-stack Developer. Et là, l’expérience a pris tout son sens. J’ai intégré le projet de développement d’une plateforme interne de Speech-to-Text.

Fort de ma vision globale acquise précédemment, j’ai pu exprimer toute ma polyvalence technique :

  • Backend Python : Pour la puissance du traitement de la donnée et l’intégration des modèles de transcription.
  • Frontend React / TypeScript : Pour offrir une interface fluide et moderne aux utilisateurs.
  • Infrastructure : Déploiement sous Linux avec Docker pour garantir la portabilité et la sécurité dans un environnement bancaire strict.

Ce que cette double expérience m’a apporté

Passer de l’agilité pure au développement Python m’a rendu plus efficace. Aujourd’hui, j’ai arrêté de coder “dans le vide”.

  1. Une vision produit : Je comprends exactement l’impact de chaque fonctionnalité sur l’utilisateur final.
  2. Une meilleure communication : Je sais parler le langage des “métiers” et celui des “devs”.
  3. Une rigueur accrue : Le cadre strict de la Banque de France m’a appris à livrer des outils robustes et sécurisés.

Conclusion

Cette expérience à la Banque de France a été un véritable pivot. Elle prouve qu’un développeur formé à 42 n’est pas juste une machine à coder, mais un collaborateur capable de comprendre l’organisation pour mieux la servir par la technique.

Aujourd’hui, que je sois sur du Python, du Go ou du DevOps, j’emporte toujours avec moi ces réflexes agiles acquis au cœur de la Banque.